Né en 1983 à Roubaix, j’ai toujours aimé dessiner : de la page du dictionnaire où je reproduisais les drapeaux du monde entier en passant par le maillot de Basile Boli (celui de l’OM avec le sponsor Panasonic) que je connaissais dans les moindres détails jusqu’aux carnets de croquis que je remplis maintenant.

Découvrant le graffiti à la fin des années 1990, mon travail sur toiles et matériaux de récupération est devenu indissociable des peintures murales réalisées à l’aide de la bombe : les contraintes et libertés des réalisations sur support mural influencent mon travail sur toile et vice-versa.
Le plus souvent une peinture sur toile a vu naître son ébauche sur un mur ou bien le contraire.

En 2001, première garde à vue (au cours de laquelle les représentants de l’ordre français me surnomment affectueusement « Picasso », avant de rappeler avec délicatesse au jeune homme d’origine maghrébine menotté à mes côtés qu’ « ici t’es pas chez toi, la nuit c’est nous les rois »), suite à laquelle je cherche à créer un bonhomme facile à réaliser et qui interpelle les gens plus qu’un simple graffiti parmi tant d’autres.
Après quelque phases d’expérimentations le bonhomme trouvera sa forme définitive en 2004 et se décline sous forme de peinture, stickers, affiches, propagande électorale de Lisbonne jusqu’en Bulgarie en s’installant dans chaque ville que je visite.
Sorte de logo, facilement identifiable, il plaît aux petits comme aux grands (mais plus aux petits quand même il faut bien l’avouer).

A coté de ça, privilégiant les peintures sur les murs des grands ensembles industriels désaffectés, fasciné par l’aspect mémoriel de ces lieux, j’essaie d’y apporter une touche graphique et poétique en essayant toujours d’intégrer mes peintures en fonction des lieux.
Peintures éphémères, mon travail sur toile et sculptures consiste en quelque sorte à conserver une trace plus pérenne de ces peintures, le travail en atelier permettant un confort de travail plus qu’appréciable.

Jusqu’ici tout va bien, on verra pour la suite!